Stop.

Deux mois difficiles. Un mois pour m’en remettre. Me revoilà.

Dès que je ne file pas bien, je coupe court à mes projets. Même ceux qui m’appellent le plus, comme ce blogue.

J’ai vécu un GROS ras-le-bol, suivi d’un GROS coup de fatigue. Le cap de l’automne a été difficile à franchir.

G. ne fonctionnait plus à l’école à la maison. Anxiété, troubles d’apprentissage, trouble d’opposition, TOC, TDAH. On se chicanait sans cesse à ce sujet. Moi poussant, lui reculant. Début novembre, j’ai décidé de tout lâcher : j’ai troqué les journées de travail scolaire contre des journées de lecture au lit. Un café, un bon livre. Le tout au chaud sous une grosse couverture. Tous les deux. Notre amour pour les histoires. Et en avant pour une loooooongue session matinale de lecture à voix haute. Au diable le français, au diable les mathématiques, au diable les matières obligatoires !

J’ai également misé sur l’orthopédagogie, l’ergothérapie, l’acupunture et l’ostéopathie. Pour que G. retrouve un certain niveau de bien-être. Somme toute relatif, mais on a éteint le feu avant qu’il ne prenne de l’ampleur.

Bilan : je lui ai lu une quinzaine de romans. Des gros pavés de littérature. On a repris du plaisir dans nos journées. Ces heures-là se sont écoulées paisiblement et c’était important pour nous deux.

Côté médical, nous avons obtenu un suivi à l’hôpital Sainte-Justine. Amen. Également, grâce à l’ergothérapeute, un diagnostic de Trouble du Développement de la Coordination (dyspraxie). On comprend de plus en plus les défis qui fatiguent G. au quotidien. Enfin, une nouvelle médication à tester. Cette dernière pourrait réduire les crises explosives de G., en nombre et en intensité. Et je crois que … ça marche ! Hallélujah. Pourvu que ça dure.

Tout arrêter lorsque je ne me sens pas en forme, je ne peux pas faire autrement. Je ne sais pas pourquoi. Ça serait au contraire salutaire pour moi d’écrire, de faire des choses pour moi, mais l’envie n’y est pas. Si G. ne va pas bien, je ne vais pas bien. Ça me prend aux tripes. Je ne peux que me mettre sous la couette, lire un bon livre ou regarder n’importe quoi en ligne. Comment partager notre réalité quotidienne dans ces conditions ?

En même temps, c’est la vie. Le Yang, l’action. Le Yin, l’introspection. Les deux cohabitent, l’un ne va pas sans l’autre.

Accepter de dire non aux exigences auxquelles on croit NE PAS pouvoir se soustraire.

Exemple : l’enseignement de matières obligatoires de septembre à juin, de 6 à 16 ans.

Note à moi-même : il est important de s’arrêter lorsqu’on a perdu le sens de l’orientation. Ne pas suivre bêtement le troupeau alors qu’on a la conviction intime de se perdre en route.

L’automne aura été notre Yin. Nous avons été dans le soin. À travers le plaisir des histoires et à travers la réception de soins thérapeutiques. Nous avons pris le temps de souffler, d’observer, de comprendre.

À présent, nous nous sommes remis aux apprentissages scolaires à notre manière, à l’écart du troupeau, sans états d’âme et avec le soutien de la Direction de l’Enseignement à la Maison.

Ça va mieux.

Laisser un commentaire

bienvenue sur mon blogue

Je m’appelle Perrine. Mon plus grand vit avec le syndrome Gilles de la Tourette et une panoplie de rayons de soleil : TDAH, TOP, TDC, TEI, dyslexie, trouble anxieux. Sur cette page, je partage mes hauts et mes bas. Je me sens parfois seule dans cette réalité. Je souhaite, par le biais de ce blogue, réduire l’immense vide que d’autres parents d’enfants Tourette ressentent parfois (trop souvent) autour d’eux.